Le 5 décembre, un nouveau tournant dans le mouvement social ? Crédits photos : Gérard JULIEN / AFP

Ce weekend des 16 et 17 novembre marquait le premier anniversaire du mouvement des Gilets jaunes. A cette occasion plusieurs ronds-points ont été momentanément réoccupés et plusieurs milliers de personnes ont défilé à travers tout le pays (39 000 selon le Nombre jaune, 28 000 selon le ministère de l’Intérieur). Un vrai regain de mobilisation depuis plusieurs mois même si mobiliser chaque semaine des milliers de personnes semble désormais plus difficile.

Le jeudi 5 décembre pourrait à cet égard marqué un tournant pour le mouvement social français. Très tôt la question de la convergence des luttes, entre les forces de mobilisations traditionnelles (syndicats, partis politiques, associations) et ce nouveau mouvement, s’était posée, avec des réticences de part et d’autre. Mais jamais elle n’avait pu aboutir.

Parallèlement, depuis plusieurs mois, des mobilisations fleurissent de toute part, sans jamais, là non plus, se concerter. Ici les cheminots, là les retraités. Tantôt les lycéens et les étudiants, tantôt les travailleurs des milieux hospitaliers et des EHPAD, les professeurs, les travailleurs de la RATP, les pompiers, les travailleurs du privé et du public. Chaque semaine un groupe défile sans que les autres ne le rejoignent et vice-versa.

Le 5 décembre verra [enfin] une réelle convergence des différentes luttes. Preuve en est le communiqué de l’Assemblée des assemblées de Gilets jaunes, réunie à Montpellier au début du mois dernier qui précise : « L’heure est à la convergence avec le monde du travail. »

La réforme des retraites, que souhaite mener le gouvernement sera donc La réforme qui aura contribué à unir des forces qui se cherchaient depuis plusieurs mois sans jamais réussir à se réunir. Cette convergence perdura-t-elle ? Une partie de la réponse se trouve dans l’ampleur de la grève du 5 décembre prochain. A suivre donc.