(Thomas SAMSON / AFP)
Lors de la manifestation du 16 janvier. Crédits : Thomas SAMSON/AFP

Une nouvelle gifle a été infligée à ceux qui, se pavanant sur les plateaux de télévisions, avançaient depuis des semaines que le mouvement social contre la réforme des retraites s’essoufflait. Avec près d’1,3 millions de personnes (249 000 selon le gouvernement) qui ont pris part aux diverses manifestations et rassemblements, la contestation s’élargit à d’autres secteurs qui n’étaient, jusque là, pas entrés dans la lutte.

L’intersyndicale a, d’ores et déjà, appelé à de nouvelles journées d’actions les 29,30 et 31 janvier prochains, sans la CFE-CGC qui cette fois n’est pas signataire de l’appel, souhaitant faire une pause tout en restant dans la lutte. Ces quelques jours devraient permettre aux grévistes et aux forces sociales de se remobiliser et de retrouver des forces pour la suite de la bataille.

Mais, plus que ça, les derniers sondages d’opinions démontrent, une fois encore, que l’opinion publique souhaite majoritairement (+ de 60%) le retrait de la réforme des retraites, et soutien encore le mouvement de grève. Sans doute les Français comprennent-ils que, loin d’être les « radicaux » et « extrémistes » que les médias prétendent, ceux qui luttent le font pour l’ensemble de la population. Et, face à une propagande de plus en plus visible des médias, qui tentent là d’assurer les arrières du gouvernement, l’opinion publique semble résister. Il faut dire que, sur le terrain, syndicats, associations, militants politiques et Gilets jaunes ne chôment pas pour expliquer et démontrer la nocivité de ce projet.

La bataille parlementaire va maintenant démarrer. Elle ne pourra pas être menée sans une forte pression dans la rue. En attendant, il est aussi important de continuer à soutenir financièrement ceux qui luttent depuis le début via les nombreuses caisses de grèves qui sont répertoriées ici par la France insoumise.