Il y a cinq ans, Jean-Luc-Mélenchon obtenait 19,58 % des suffrages exprimés et n’accédait pas au second tour pour 600 000 petites voix. (Loin) derrière, le candidat du Parti socialiste, Benoît Hamon, soutenu par EELV, après le désistement de Yannick Jadot, ne faisait que 6 % (2 291 288 voix).

La gauche, ou plutôt le « bloc populaire », ratait là une occasion unique. Mais beaucoup d’électeurs et d’élus comprenaient alors qu’une telle situation ne pouvait se reproduire. En quelque sorte, 2017 devait servir de leçon. Cinq ans après, la leçon a déjà été oubliée. Certes,, des appels à « l’union » ont fleuri de part et d’autres, mais c’était une union au sommet, fade et, évidemment, à la condition que Jean-Luc Mélenchon se retire et/ou renonce à son programme, celui-là même qui avait rassemblé plus de 7 millions de voix en 2017.

Les liens utiles :
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L’Avenir en commun a été établi avec la contribution de milliers de citoyens, et avec celles de syndicalistes, de mouvements associatifs, d’experts dans plusieurs domaines. Et, alors même que la dynamique de l’Union populaire est visible, claire et limpide, les candidats qui ne décollent pas, les mêmes qui il y a encore quelques semaines appelaient à l’union, se refusent à envisager leur retrait de la course. Pire, avec la Primaire populaire, la division s’est accentuée. Alors que le but initial était de parvenir à un rassemblement, cette mascarade aura réussi l’exploit de rajouter une candidature de plus.

Et pourtant l’urgence sociale, écologique et démocratique devrait conduire à un sursaut, pas à un surplus de candidatures. Bien-sûr, l’une des tâches fondamentales qui incombe à chacun sera d’aller convaincre les indécis et les abstentionnistes, ceux qui ne croient plus en rien, par dégoût. Mais in fine, il est évident que des électeurs de Yannick Jadot, d’Anne Hidalgo, de Philippe Poutou, de Fabien Roussel ou de Christiane Taubira n’attendent qu’une chose, qu’un pas pour rejoindre l’Union populaire et voter Jean-Luc Mélenchon.

Cette année, sans doute encore plus qu’en 2017, le second tour est accessible. Car sans même parler de la dynamique de campagne, des meetings pleins à craquer, de la vente du programme l’Avenir en commun (plus de 150 000), nos adversaires sont divisés. L’extrême-droite présente cette fois-ci deux candidats, tout comme les fidèles de la commission européenne. Concrètement, si toutes les personnes ayant voté Mélenchon en 2017 faisaient la même chose en avril alors nous serions au second tour.

Quant aux défaitistes convaincus, ceux qui pensent que même au second tour nous n’aurions aucune chance, quel est le sens de leur combat ? Préfèrent-ils donner leur voix à un candidat qui avoisine les 3% plutôt que de tout tenter pour mettre le plus haut possible Jean-Luc Mélenchon ? A-t-on déjà vu une équipe de football ne pas jouer la demi-finale sous prétexte que la défaite en finale serait évidente ?