Aujourd’hui, les cinq tranches d’impôts font peser l’essentiel de l’effort sur les classes moyennes et populaires. Avec Jean-Luc Mélenchon, l’effort sera lissé avec 14 tranches, 92% des Français payeront moins d’impôts. 

Pendant le quinquennat de Macron, les plus riches ont bénéficié de divers cadeaux et allégements fiscaux. Ce sont ensuite les mêmes qui se sont enrichis pendant la crise sanitaire, alors que les files d’attente à l’aide alimentaire s’allongent, que 12 millions de personnes sont concernées par la précarité énergétique et que 10 millions vivent en dessous du seuil de pauvreté. Dans la septième économie mondiale, une telle situation est non seulement pas normale mais surtout immorale.

Taxer les profiteurs

Il est d’ailleurs important de noter que 79% des Français se déclarent favorables à une taxe exceptionnelle sur les « surprofits », c’est-à-dire les profits exceptionnels par rapport aux années précédentes que les grandes entreprises ont réalisé pendant la crise sanitaire (Harris Interactive, mai 2021). 

Pour résoudre ce problème, le programme l’Avenir en commun porté par Jean-Luc-Mélenchon propose plusieurs mesures pour (re)mettre à contribution ceux ayant le plus profité pendant ces cinq dernières années :

  • rétablir et renforcer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), incluant un volet climatique visant à taxer les gros pollueurs (d’après un sondage Ifop pour l’Humanité en mai 2021, 78% des Français sont favorables au retour de l’ISF)
  • Augmenter les droits de succession sur les plus hauts patrimoines en comptabilisant l’ensemble des dons et héritages reçus tout au long de la vie et créer un héritage maximal de 12 millions d’euros (soit 100 fois le patrimoine net médian)
  • Rétablir l’exit tax supprimée par Emmanuel Macron
  • Taxer les entreprises ayant profité de la crise sanitaire pour financer les investissements nécessaires à la reprise et à la bifurcation écologique

Entre 80 et 100 milliards d’euros par an : c’est ce que la France perd chaque année à cause de la fraude et de l’évasion fiscale

Et puisque Macron a préféré faire la chasse aux précaires plutôt qu’aux voyous en col blanc, l’Union populaire propose d’éléver au rang de priorité la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale, puisque la France perd chaque année entre 80 et 100 milliards d’euros. Dans le programme, il est précisé que tous les moyens humains et financiers nécessaires doivent être débloqués et la France prendra des décisions unilatérales en cas de blocage des négociations européennes ou internationales.

Il est aussi proposé de : 

  • Mettre fin à la convention judiciaire d’intérêt public qui permet aux entreprises de négocier leur sanction financière en cas de fraude fiscale
  • Augmenter les poursuites judiciaires et durcir les sanctions à l’encontre des criminels en col blanc, reconnus coupables de fraude fiscale

Un impôt plus juste

La révolution fiscale créera 14 tranches d’impôts afin de lisser l’effort et de le répartir équitablement suivant les revenu de chacun. Si bien que toute personne touchant moins de 4 000 euros net par mois paiera moins d’impôts. Globalement, ce sont 92% des Français qui verront ainsi leur fiche d’imposition baissée. D’ailleurs, d’après un sondage d’Harris Interactive de juillet 2021, 68% des Français sont pour que l’impôt sur le revenu augmente pour les personnes gagnant plus de 4 000 euros net par mois et baisse pour les autres.

Vous aussi faîtes le test avec le simulateur d’impôt de l’Union populaire en cliquant ici.

L’Avenir en commun propose également de : 

  • Réduire la TVA sur les produits de première nécessité et réinstaurer une « TVA grand luxe » pour la financer
  • Refonder la taxe foncière pour la rendre progressive et que chacun paie à hauteur de son patrimoine total réel
  • Mettre fin au quotient conjugal, système patriarcal favorisant les inégalités salariales entre les femmes et les hommes, remplacer l’injuste quotient familial fiscal actuel par un crédit d’impôt par enfant que pourraient toucher toutes les familles
  • Rendre la CSG progressive avec 14 tranches
  • Évaluer chacune des niches fiscales et supprimer les niches injustes, inefficaces socialement ou nuisibles écologiquement ; pour les niches restantes, transformer les « réductions d’impôts » en « crédits d’impôts » afin que chacun puisse bénéficier de ces incitations financières à égalité, quels que soient ses revenus

La question de l’héritage a également été pensée. Ainsi, les droits de succession seront augmentés sur les plus hauts patrimoines, en comptabilisant l’ensemble des dons et héritages reçus tout au long de la vie. Par ailleurs, un héritage maximal de 12 millions d’euros (soit 100 fois le patrimoine net médian) sera créé. Au-delà de ce montant, les gains de cette réforme permettront de financer une allocation jeune de 1063 euros par mois pour permettre aux étudiants de se concentrer pleinement sur leur étude, sans avoir un travail en même temps. Concrètement, l’impôt sur l’héritage baissera pour 90% des contribuables.

Vous pouvez aussi tester le simulateur sur l’héritage de l’Union populaire

Tout comme les particuliers, l’impôts concernant les entreprises est injuste et bien souvent les plus grosses entreprises bénéficient des plus gros avantages fiscaux, sans que les investissements ne suivent. Pour remédier à ce problème, voici les solutions avancées : 

  • Refonder l’impôt sur les sociétés pour établir l’égalité devant l’impôt entre PME et grands groupes, instaurer un barème progressif en fonction des bénéfices réalisés et selon leur usage et favoriser l’investissement plutôt que la distribution de dividendes
  • Supprimer la flat tax et imposer les revenus du capital comme ceux du travail
  • Instaurer un impôt universel sur les entreprises (basant leur taxation sur l’activité effectivement réalisée en France) et sur les revenus des particuliers pour lutter contre l’évasion fiscale

En guise de conclusion, si on peut affirmer sans problème que les années Macron n’ont fait qu’aggraver les injustices de notre système fiscal, les mesures proposées par Jean-Luc Mélenchon permettront de le rendre plus juste et plus équitable. La révolution fiscale obéira à un seul principe : plus on gagne d’argent, plus on contribue à l’effort national.