Devant 25 000 personnes massées sur la place du Capitole, Jean-Luc Mélenchon, candidat de l’Union populaire, a tenu son avant-dernier discours de la campagne. Il reste maintenant une semaine pour convaincre autour de nous. Chaque voix va compter.

“Ne vous réfugiez pas derrière la pire erreur qui soit : préférer une étiquette à une cause.” Le message est passé. Dimanche 10 avril, chaque électeur aura dans sa main la clé du futur de la France. Parmi les trois candidats pouvant se qualifier au second tour il n’y en a qu’un qui propose d’augmenter le SMIC. Un qui propose une bifurcation écologique, la retraite à 60 ans ou le blocage des prix de premières nécessité. En clair le choix est simple : rompre avec les politiques néolibérales actuelles qui épuisent “l’homme et la nature”, ou bien les empirer. 

Et pourtant, alors que ce simple danger devrait rassembler la gauche, certains continuent de taper sur Jean-Luc Mélenchon plutôt que sur l’extrême-droite, usant de calomnies et de mauvaise foi. Mais les citoyens, eux, ne se trompent pas. Ils ont conscience du danger. Conscience que les 9 millions de pauvres, les 12 millions de mal-logés, les 8 millions de personnes qui vont à l’aide alimentaire ou les 300 000 SDF que compte notre pays ne peuvent attendre 5 ans de plus. 

Ô il est évident que personne, moi le premier, n’est d’accord avec les 694 mesures du programme. Et alors ? Y a-t-il des propositions si horribles pour leur préférer un second tour entre Macron et Le Pen ? Second tour dont 80% des Français ne souhaitent pas au passage. 

Balayer le mépris de race et le mépris de classe 

Le vote utile n’existe pas, c’est un fait. En revanche, la conscience des enjeux, elle, existe et est profondément ancrée dans le coeur de chaque militant. Et je suis persuadé qu’in fine, au dernier moment, beaucoup (énormément) de gens changeront leur vote. 

Avec un bulletin de vote, nous pouvons déjouer ce que les médias nous prédisent depuis cinq ans et ce que la macronie espère depuis autant d’années. Avec un bulletin de vote, nous pouvons voter pour quelque chose et non pas en opposition à une autre. Avec un seul bulletin de vote, nous pouvons nous épargner d’être de simples castors garants d’un “barrage républicain” au second tour. Avec un seul bulletin de vote, nous pouvons balayer le mépris de race et le mépris de classe. 

Il ne reste que quelques jours pour convaincre chaque proche, chaque connaissance, chaque personne ne sachant pas pour qui voter ni même si elle ira voter. Des millions de citoyens et de citoyennes peuvent être rassemblés sur un programme fiable, complet, travaillé, chiffré et reconnu par des dizaines d’associations dans autant de domaines différents. Le 10 avril, au soir, il sera trop tard pour se lamenter. Alors, pourquoi ne pas essayer ?